Voila plusieurs jours que le réveil sonne à 5h30. Quitter la vie de terrien n’est pas de tout repos : les cartons s’empilent, les courses pour l’avitaillement du bateau se succèdent, voila les meubles de la maison qui partent, le rougail saucisses de la teuf de départ mijote, on se sépare de la live box…
Aujourd’hui nous ne dérogeons pas à la règle ; l’aube est orange flamboyant. Cette fois ci les adieux sont les derniers. Malgré une espèce de vague a l’âme, on est heureux et soulages de larguer les amarres. Direction les 2 pitons a Ste Lucie pour cette 1ere journée de nav en terrain familier. La pleine lune bienveillante rend cette baie encore plus magique s’il se peut.
Le lendemain, 11 Novembre, 5h30, on met les voiles vers Bequia pour une nouvelle journée de nav. On est trop presses de découvrir de nouveaux horizons, d’y être quoi ! En fin de journee au mouillage, on deniche au mouillage une raie leopard en PMT aux alentours du bateau.
Ce matin, le 12, a 5h30, normal, Manu pose a tout hasard une question : on ne pourrait pas quand même faire la grasse mat, la ? Patience…
| Manu en train de chercher la boite de mais... |
Réception du 1er texto sur le tel Irridium de la part de Poloch : trop cool !
L’alternateur d’arbre se remet on ne sait comment a marcher et envoie du 10 Amperes dans les batteries ; keutents ! On relâche ainsi à Carriacou, non sans essuyer un méchant gwain (ndlr : grain, averse, ou on est tout mouilles, tout misérables et ou on a froid – a ne pas confondre avec gwoin, spécialité antillaise, comme dans « sandwich au groin de porc », rien a voir donc ) pour un petit stop wouleu’ (rouleur, qui roule, c'est-à-dire qu’au mouillage le bateau se balance de gauche a droite et que ca finit généralement par taper sur le système) avant le début de la (vraie) aventure : Blanquilla, puis los Roques au nord du Venezuela nous attendent… a bientot !
PS : oh non,plus que 362 jours de voyage, ffff