dimanche 23 octobre 2011

Safran, crapaudine, gasoil et cie

Aujourd'hui, parlons safran. C'est la partie du gouvernail immergée : une grande planche en résine qui permet de diriger le bateau et qu'il a fallu 1. démonter, 2. faire refaire 3. remonter. Pierre avait déjà plongé sous le bateau pour l'étape 1, mais là je n'y coupe pas : je vais moi aussi expérimenter le bain dans les eaux glauques de la marina...il faut éviter de penser à tous les gens qui sont au port et qui déversent quotidiennement le contenu de leurs chiottes, ben, dans ces eaux sordides justement. Une anecdote qui m'inspirait confiance déjà : notre pote Thomas avait fait tomber par mégarde une des pales de son éolienne à la flotte (je parle toujours de l'eau dégueu du Marin), c'est gros une pale d'éolienne, mais visiblement pas assez pour la retrouver dans l'épaisse couche de vase ; yummy! On apprend d'ailleurs a posteriori qu'une trottinette tombée à la mer a été repêchée in extremis, elle était enfoncée jusqu'au guidon ; bref. On s'enduit les oreilles avec de l'huile d'argan (grand-mère dit plutôt huile d'amande douce mais on n'en a pas), ça évite aux bactéries de trop s'accrocher parait-il.

On est équipé de 2 blocs de plongée (moyennement pratiques car l'un est sans stab, l'autre avec mais elle ne marche pas, je sais pas ce qui est pire) pour pouvoir être 2 à replacer le safran dans sa loge : facile. Reste à remettre les 8 boulons et écrous qui tiennent le safran à la coque (au niveau de la crapaudine en somme) : pas facile du tout. On tente pendant quelques heures sous l'eau de serrer tout ça mais pas moyen les 2 derniers écrous ne rentrent pas, en dépit de l'assistance parfaite de Philippe - boulon! écrou! clé! marteau! tournevis! On se fait railler par les passants, qui rigolent depuis le ponton : "alors, beau PMT hein ?" "Bon jaccuzzi !" (ca fait des bulles quand on plonge en bouteille) "Eh vous savez le gars du ponton d'à côté s'est fait bouffer 2 doigts de la main par un mérou y'a 2 semaines". On perd un écrou Nylstop (un mot nouveau, je me la pète) et une clé à pipe de 17 dans la bataille. Pef essaie d'aller la retrouver dans la vase molle mais c'est peine perdue, que croyez-vous. Plus d'air. On regonfle les blocs et c'est reparti le lendemain, on s'est procuré cette fois-ci 4 boulons beaucoup plus longs qu'on remplacera au fur et à mesure par les originaux. Ca marche, enfiiin! 

Bon, on s'enfile un bokit vite fait et on embraye sur une révision moteur avec 2 mécanos. Y'a une poussière dans un tuyau. Le chef : "allez, souffle moi là-dedans!" - l'exécutant, dépité : "P***, je vais encore rester 2 jours avec un vieux goût de gasoil dans la bouche..." Tout est ok, il reste juste à esponger les fonds où du gasoil s'est répandu...on note que l'histoire se répète avec perfidie.

Heureusement, de retour à la maison,on s'octroie une bonne séance de hamac, rien de mieux pour se remettre sur pied! C'est qu'il y a kite demain! 

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2 commentaires:

  1. quel bazar! ca promet pour votre grand voyage -) xxx

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  2. Hey moi je vous croyais déjà parti?!? Qu'est ce qu'il se passe?? On reste accroché au Vauclin?? Emile

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