vendredi 27 avril 2012

Pourquoi et comment nous adooorons les otaries

Position ce matin, 27 avril à 16h00 UTC : 07S40, 108W03. Todo bien, la mer s'est à peu près calmée mais on bénéficie toujours d'un bon vent 3/4 arrière (15 à 20 nœuds), on a remis toute la toile et Jotys trace à plus de 7 nœuds de moyenne. On a parcouru 1200 miles et il n'en reste donc (que) 1800 jusqu' à Fatu Hiva ... On est super content d'avoir reçu un sms de nos potes de Plume (pas de moyen de communication entre nous pendant leur nav) qui y sont arrive le 26 avril, non stop depuis les Perlas d'ou on était parti ensemble. Ils ont juste écrit 'P…. de pot au noir' qui semble en dire long sur les jours de pétole… Merci aussi pour les textos sur iridium, ca fait plaiiiz !

Sinon ici les activités de cuisine ont repris avec l'amélioration des conditions : pizza à la dorade hier soir et gâteau à la banane trop bon qui n'a pas fait long feu -englouti cette nuit. Ca retape !

Bon, il fallait bien qu'on vous la raconte, celle-là ! Vous vous souvenez de l'otarie sur la jupe du bateau à notre arrivée aux Galapagos ? Allez, une petite photo mais ouste. La nuit d'après déjà, on s'était réveillé un certain nombre de fois, notamment Pierre qui entend un bruit d'eau se déverser dans le cockpit. C'était une otarie qui y faisait pipi, mais genre 20L de pipi… ! Bon, on barricade la jupe avec des pare-battages et on tend des bouts en travers des filières arrière puis on s'en va tranquille en croisière sur Jason pour 10 jours.
A Santa Cruz, on réentend parler de ces gentilles grosses peluches bêbêtes en croisant à nouveau la famille belge sur Wakame. Ils allaient au ponton, le p'tit de 7 ans conduisant le dinghy comme d'hab. Son père
lui fait, t'approche pas trop de l'otarie, mais du quai une Française crie « mais siii, elles sont gentilles comme tout ». Daniel passe son pied par-dessus le dinghy et CRRC se fait mordre par l'otarie (ca saigne et tout).

Puis on demande par mail des nouvelles de Jotys aux copains italiens restes à San Cristobal ; « tout va bien sur votre bateau, la jupe est bien gardée par les otaries » ah, cool…

On rentre de notre petite virée en ferry, en se demandant avec un peu d'appréhension ce qui nous attend. Une phrase d'un guide sur les Galapagos nous revient en tête : Sea lions are problematic and they always win. On prend un water taxi (on n'utilise pas les annexes car les otaries les squattent au ponton !), on lui indique le bateau. Le chauffeur acquiesce, ah ouais, celui ou y'a les otaries…

On se fait déposer sur le bateau, et là, c'est le drame. Une petite dizaine d'otarie déguerpit à notre arrivée, ca se bouscule sous les filières, ca fait ahuu, ahuu, gros shplouf, y'a plus personne. Le cockpit est NOIR, com-ple-te-ment NOIR, affreusement noir. Ca pue, ca shlingue, ca fouette à mort. Des crottes partout. Une horreur sans nom. De-gou-te. Allez au travail les moussaillons !!! Les seaux d'eau se succèdent, ca frotte, au liquide vaisselle d'abord, puis au gel javel (pur, il n'y a que ca pour rendre au cockpit sa blancheur). En se penchant par dessus bord pour prendre un seau d'eau, Lili fait tomber ses toutes nouvelles lunettes de soleil de starlette. Arghh, je fais quoi ??? Saute ! Plouf, mais trop tard… y'a 8m de fond, la visi est dégueu. Faudrait sortir la bouteille de plongée de secours du coffre mais tout est si crade (on plonge d'ailleurs le lendemain mais sans succès). On continue à frotter, tout misérables et tout mouillés. A la nuit tombée on peut enfin marcher pieds nus dans le cockpit sans manquer vomir, quoique rémane encore la bonne odeur pestilentielle. Une soupe et dodo !

Mais qu'entend-on la nuit ? Encore ces enf** d'otaries qui rappliquent, c'est chez elles ici maintenant, elles n'ont que trop marqué leur territoire !
Pierre les chasse à coup de gaffe. Elles persistent et arrivent à se glisser dans le cockpit on ne sait trop comment, malgré nos triples barricades. Ah ouais ca veut jouer au plus malin ? Nouvelle technique de Lili, approche sans bruit, la gaffe à la main, surtout ne pas regarder l'otarie dans les yeux… et BAAM, prend ca ! (dans la tête, si possible, faut que ca rentre !). Ahuu, ahuu… Nos sens s'aiguisent et au moindre bruit suspect : « allez viens petite, toi tu vas tâter du bâton à papa… » ou « alors toi, gros lard, tu vas prendre une de ces raclées ! ». Ca finit par payer, finalement des qu'elles nous aperçoivent elles se carapatent vite fait, sans demander leur reste. Ha ! Soyez choqués, appelez la SPA, mais honnêtement ca fait un bien incroyable. Il
faut avoir vécu ca pour pouvoir juger !

Voila donc pourquoi et comment nous haïssons, nous exécrons, nous vomissons les otaries.

4 commentaires:

  1. ca se mange les otaries ? ca doit etre plein de gras et le gras c'est un peu la vie ? bon sinon les photos sont top cool méga fun :-) Trop horible le chomage !
    enjoy les filles a collier de fleur au marquises !

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  2. quelle horreur! vous êtes devenus sans pitié!-) nous on ferait volontiers pareil avec les chats des voisins qui laissent de jolis cadeaux smelly dans notre jardin, mais bon, on se retient (ils sont trop rapides), et puis notre espace vital est moins exigu! cela dit l'autre jour c'était une guerre territoriale avec ma voisine (infecte, quoi que non odorante) dans l'eurostar -ahurissant! gros bisous xxx

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  3. Avez-vous essaye de pisser sur le pont ?? ;-)
    T

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  4. Je reviens sur votre blog après plusieurs mois de non-fréquentation.
    Quel bonheur d'y trouver un article aussi divertissant! Je file de ce pas voir le sphotos et espère trouver tout ca en images (surtout liliane en furie armée de sa gaffe!)
    Bises

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