jeudi 23 août 2012

Souvenirs de vacances


Jotys est a Raiatea (l'onglet Google map est a jour) et depuis quelques temps, on a des couchers de soleil de fou (de Huahine sur Raiatea et de Raiatea sur Bora-Bora...) pas le temps de donner des news mais voila le recit des vacances des parents sur Jotys, ecrit par les parents - le contenu n'engage pas la responsabilite de la redaction, hihihi...

" On va essayer de faire court, mais çà commence mal parce que rien que le voyage, départ Vendredi 22/6 5h du matin de la maison, arrivée à Orly, transfert à Roissy, vol pour Los Angeles : déjà 19 h de passés ! Longue escale de 7h à LA ! Heureusement  la sœur de Gaston habite à 20mn de l’aéroport, elle vient nous chercher, nous nous détendons, prenons la douche, grand luxe ! puisils ( Yvette, Eugène, Claire ) nous emmènent  à un restau chic où nous commandons 2 gros steacks en prévision du régime poissons en Polynésie... Enfin départ vers Papeete, environ 10h de vol, mais ce n’est pas fini parce que notre destination c’est les Marquises, donc encore attente 4h ensuite presque 4h de vol, si on totalise les durées çà fait 42h de voyage ! mais avec le décalage horaire nous ne sommes que Samedi 23 début d’après-midi.

L’aérogare de NukuHiva est minuscule, c’est comme un bar amélioré. Fourbus mais contents (happy fiou), nousretrouvons Liliane et Pierre-François accompagnés de Kimi, un gentil chauffeur qu’ils ont rencontré la veille ! Il amenait sa mère à l’aéroport et a bien voulu nous attendre. Il faut savoir que nous débarquons complètement au nord de l’île et que le bateau est mouillé tout au sud et que pour y aller c’est comme Bastia-Ajaccio en passant par Corte... donc on n’est pas encore arrivé mais on savoure quand même le paysage, végétation luxuriante, fougères arborescentes, fruits exotiques,  etc  jusqu’au moment où on découvre la vue splendide sur la baie où on imagine « Jotys » parmi les bateaux qui la parsèment.
Halte chez le chauffeur GAG (gentil ange gardien) qui nous cueille des prunes de cythère, puis, au débarcadère : nos valises d’avion expérimentent le transit par annexe pneumatique et nous voilà enfin  sur Jotys : citronnade au citron vert très parfumé, dîner de tazar (poisson) cru, et 1ère nuit flottante, premier et fort dépaysement !

Réveil au milieu de la baie qui ressemble à un cirque de montagnes éclairé par le soleil, c’est magique parce qu’on est sur l’eau et pas au fond de la vallée. On goûte aux œufs de sterne qu’une Marquisienne a donnés à Liliane, le jaune est couleur saumon,  goût iodé salé, çà me plaît beaucoup ; ensuite salade de fruits exotiques, ce sera la coutume matinale.
 
Nous débarquons et allons à la messe, c’est Dimanche. Beaucoup de chants joyeux, un baptême-confirmation donné par l’évêque. Nous rendons grâce de pouvoir aller à la messe le lendemain de notre arrivée dans ce « bout du monde ».NukuHiva est la plus grande île des Marquises, elle possède une cathédrale précédée d’un porche qui donne sur un grand parvis, très belle allure, grandes et belles sculptures en bois.La sculpture est une spécialité marquisaine, et pas seulement sur bois, justement le front de mer est un grand parc avec des sculptures sur pierre, les tikis, sorte de totems, il y en a une grande variété, reflet de la vie ancestrale : exemple guerrier avec un casse-tête, tenant par les cheveux la tête d’un vaincu...
 
Nous continuons la balade en s’élevant un peu dans le cirque pour visiter un autre site de tikis, au milieu de manguiers et papayers débordant de fruits, rencontrant des chevaux au bord d’une rivière, des coqs se combattant... Liliane cueillant une papaye en montant sur les épaules de Pierre.
Le lendemain on quitte la grande baie pour mouiller dans une autre quasiment déserte et fermée comme un lac quand on arrive au fond. On attrape une jolie bonite à la traîne, de quoi faire de bons carpaccio en perspective, avec du basilic! La nature est vraiment généreuse aux Marquises, et les gens encore plus, on le découvrira au fur à mesure...

Sur ce coin de l’île on fera une balade plus longue jusqu’à une haute cascade, mais au retour Liliane nous a réservé un repas de chèvre au lait de coco chez l’habitant (qui pour l’occasion est allée tuer la chèvre dans la montagne la veille), le réconfort après l’effort ! délicieux !

 
Quand nous repartirons de cette baie magique de beauté, plusieurs raies manta se montrent à la surface autour du bateau, pour nous dire au revoir ? c’est absolument merveilleux, nous avons de la chance !

Nous quittons NukuHiva pour Ua Pou, autre île volcanique dont les pitons percent les nuages, le spectacle à l’arrivée est saisissant, que la nature est belle !  « Gémir n’est pas de mise aux Marquises » (Jacques Brel) c’est bien vrai !  C’est autour de ces pitons que nous allons faire une grande (exceptionnelle pour moi ! ) randonnée de toute la journée, traversant la forêt profonde, des torrents rafraîchissants, grimpant des côtes abruptes et redescendant à la corde parfois, et en s’aidant de bâtons, en tout cas pour nous les vieux, car pour Lili et Pef c’est de la rigolade. Encore un mot sur la gentillesse des Marquisiens : un petit jeune qu’on a rencontré au départ s’est proposé de nous accompagner jusqu’au 1er point de traversée de la rivière, qui était bien éloigné et pas indiqué. ( Il nous apportera le lendemain des pamplemousses et bananes en pirogue jusqu’au bateau ! )
 
Mais il faut dire que la vue superbe d’en haut récompense tous les efforts. Sur le chemin du retour on a rencontré un vieil Allemand établi au fond de la forêt qui nous a offert du café ainsi qu’un discours étonnant de semi-ermite sachant tout faire, tandis que son épouse Marquisienne  est montée dans le pamplemoussier pour nous cueillir plein de pamplemousses (sur la photo observez bien l’arbre)...

Enfin, la douche du soir au robinet du débarcadère était un délice non superflu...
Lessivés, on est resté au bateau, mais le soir il y avait des danses au village et Liliane et Pierre y sont retournés, du coup ils ont revu un certain Holler avec qui nous avions discuté la veille, il a vendu une grande quantité de fruits ainsi qu’ une de ses sculptures aux propriétaires d’un immense et luxueux catamaran qui est arrivé dans la baie (8 hommes d’équipage seulement ) à un prix représentant le jackpot de l’année pour lui, et il nous invite à déjeuner chez lui le lendemain ! Ainsi la providence a voulu que nous participions au bénéfice de cette bonne fortune ! Nous rencontrerons chez lui sa maman qui tient une petite échoppe d’artisanat et sa sœur mariée à un Français de métropole mais qui revient dans son village natal l’été. Holler a acheté 2 beaux thons et nous a fait la démonstration de découpage professionnel de filet, le poisson suspendu à un arbre. ( Liliane mettra plus tard en application sa technique, sans arbre ). On a discuté avec sa sœur qui nous a raconté avec humour (pas toujours volontaire) sa vie mouvementée, bref un bon moment et de beaux souvenirs de notre dernier jour aux Marquises !
Il faut ajouter aussi que Liliane et Pierre, eux qui n’ont pas 8 serviteurs,  n’ont pas dû acheter des fruits dont il fallait faire provision pour aller aux Tuamotu où ne poussent que des cocotiers ! Ils se sont débrouillés pour rencontrer des villageois qui leur ont donné un régime de bananes et des tas de pamplemousses (ceux des Marquises sont encore meilleurs que ceux du Vietnam, verts, gros et succulents) ; quant aux citrons verts si parfumés, on en a cueilli dans la colline plein un cabas + le sac à dos, on ne craindra pas le scorbut en traversée !!!


Après le bon repas, nous avons repris le bateau et changé de mouillage pour la nuit avant de faire la traversée jusqu’aux Tuamotu, et plus exactement l’atoll désert de Tahanea, sur les recommandations de « Plume », des copains de Lili et Pierre. Ils bénéficient de bons tuyaux de cop de navigation rencontrés auparavant. C’est le téléphone...arabidium...
Nous expérimentons  4 jours et 3 nuits de mer, plutôt calmes, parfaits pour néophytes, les manœuvres sont finalement très réduites : pour nous, appuyer sur un bouton +2 ou +3 de temps en temps (de pilotage automatique) ; pour Lili et Pierre : sortir et rentrer le spy pour aller un peu plus vite le jour ! Au tout début nous avons vu des dauphins, trop beaux, puis plus rien sauf poissons volants et quelques oiseaux, on a bien laissé la traîne tous les jours mais sans succès. Après les bons repas aux Marquises, le régime devient spartiate avec riz pâtes et vice-versa. Le chocolat, les saucissons et quelques petits gâteaux apportés de France améliorent de temps en temps l’ordinaire, il y a cependant les pamplemousses qu’on déguste à volonté ! On a fait les quarts de nuit aussi pour surveiller d’éventuels cargos qui fonceraient sur nous à plein gaz mais rien n’a surgi à l’horizon. On a eu tout loisir d’admirer le ciel étoilé dans toute sa splendeur au milieu de la mer immense, la pleine lune que j’ai essayé de photographier au sommet du mât..., des levers et couchers de soleil, et de lune, splendides.
Après le 1er jour d’observation où j’ai écouté podcast radio et musiques, je me suis si bien amarinée que j’ai lu ensuite les aventures de Henry de Monfreid, 2 gros pavés de toute sa Saga africaine et une bonne partie des Secrets de la Mer rouge... On est déconnecté de tout, pas d’internet, même pas de réseau téléphone pour envoyer ou recevoir des sms des garçons à la maison, bref le monde connaîtrait une révolution qu’on n’aurait rien su ni pu faire, je vis une impression inhabituelle d’abandon au moment présent et à Dieu !
Lili et Pierre sont toujours de bonne humeur, bien coordonnés dans leurs manœuvres, économes et très bien organisés, le capitaine commande en chef tout ce qui est technique mais demande gentiment à sa chérie s’il peut reprendre du chocolat..., c’est mignon comme tout ! A part çà, chacun a sa bouteille d’eau douce quotidienne pour la douche, c’est là qu’on voit Gaston le moins habitué de la restriction, il perdra d’ailleurs 3 kgs, ravi, grâce au sevrage de chips et coca ! Finalement c’est une expérience qui s’est passée mieux que je ne pensais. Le plus fort de tout çà c’est que Pierre a calculé le bon moment où on devait entrer dans le lagon, à l’étale pour ne pas subir trop de courant et de vagues, et en ralentissant ou accélérant à la voile ou au moteur, on est arrivé à l’heure précise dans la passe de Tahaneaau bout de 4 jours de navigation, bravissimo !
A partir d’ici Liliane a fait paraître les news dans son blog, donc vous êtes au courant, mais je voulais faire le raccord de la partie manquante avec nos yeux de touristes terriens qui ont découvert une autre planète. On peut résumer en disant qu’il faut du courage et de la volonté, et une bonne entente mutuelle pour une telle aventure, qui a duré moins de 3 semaines pour nous mais déjà 8 mois pour eux à l’époque. Vivre sur un bateau n’est pas de tout repos  (sauf si on a 8 hommes d’équipage avec cuisinière), mais voir la beauté de la création, sur terre, sur mer... et faire des rencontres si chaleureuses au bout du monde, c’est le TOP !!! Encouragements aux prochains cop des jeunes !!! "

2 commentaires:

  1. Hello Lili!!!!

    ça fait mal au coeur de lire ton blog tellement je suis jaloux :p c'est presque pas vrai ;)

    Content de voir que tout se passe toujours aussi bien!!!! Je ferai ça aussi un jour!! enfin j'espère :)

    gros bisous!!
    Gab!!

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  2. Salut à vous deux, Moi aussi je ferai ça un jour! enfin j'espère :p
    Super blog by the way... ça nous fait rêver en ces temps de rentrée.

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