Après 5 jours de mer un peu chahutés (676 miles) nous voilà sur le petit atoll de Palmerston, bien bien perdu au milieu du Pacifique. Y'a vraiment pas grand-chose autour, et y'a vraiment que des voiliers pour s'y arrêter ! (et un cargo 3 fois l'an). Pas d'aéroport, pas de passe pour rentrer dans le lagon… nous sommes attachés à un corps mort douteux et les vents qui tournent à l'ouest bientôt nous ferons quitter ce mouillage qui deviendrait intenable.
Même si y'a un lagon magnifique, on se demande comment et pourquoi des gens habitent ici (60 personnes sur l'ile, pas mal ont émigré en NZ ou Australie). Curieuse histoire, c'est un Ecossais qui s'est installé ici à la fin du XIXe avec 3 Polynésiennes des iles Cook (dont 2 sœurs) et qui a peuplé l'ile, 27 enfants à la 1ère génération, c'est allé vite… du coup tout le monde descend de lui et a le même nom de famille, Marsters… pratique ! Ils n'ont pas l'air d'avoir de problèmes de consanguinité, c'est peut-être grâce aux voiliers de passage si bien accueillis ? …
Après les formalités très formelles (même si les officials étaient pieds nus à bord et la chemise à fleurs ouverte) – les Cook dépendent de la Nouvelle-Zélande on a été accueillis comme il se doit par une des familles (invitation à déjeuner cash, on n'a pas le choix) et fait le tour de l'ile en 30 min.
Côté faune, ça à l'air sympa, on a vu une baleine juste à cote du mouillage ! Quoique, en allant faire du PMT sur le récif, on croise un requin de bonne taille… c'est bizarre il n'a ni pointe noire ni pointe blanche, les gentils qu'on a l'habitude de voir… ce serait pas un gris par hasard ??? On continue à explorer mais pas longtemps, voila qu'un 2ème requin rapplique, et l'un d'eux fonce sur nous (Pierre précise : avec un méchant tic nerveux et un vieux mouvement de queue), et ils commencent à nous tourner autour (!!), Lili crie « on s'casse » du coup on court, enfin on nage à fond au bateau en regardant derrière nous comme des peureux. Pour la douche, ce sera à la bassine sur la jupe, on n'a plus envie de retourner dans l'eau…
On part pour Niue demain, le plus petit pays au monde (un caillou sur l'eau et 2000 habitants) ou directement pour les Tonga, soit 3 ou 6 jours en fonction de la météo. Pierre jongle entre les analyses du déplacement de la zone de convergence du Pacifique Sud les fronts et les thalwegs prolongeant les
dépressions qui remontent du Sud… c'est un peu plus complexe que le bon vieux régime des Alizés de Sud-Est. Aux prévisions, 4m de houle et 25-30 nœuds de vent, on va mettre nos noodles en évidence et faire la vaisselle avant de partir !
Papa voudrait des photos de poissons pour rêver ! pensez à utiliser la petite caméra étanche...
RépondreSupprimervous auriez pu vous y arreté et repeupler l'ile !!
RépondreSupprimerHey! Pef, vous avez une GoPro?? Si oui colle là sur les boudins du kite avec vu sur le kiteur. ça fait des images trop belles. SeeU
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