Nouvelle ile, nouvelles rencontres, et pas des moindres. On
pose notre pioche dans la baie de Haavei, encore tous seuls, avec les belles
iles aux oiseaux et les chevaux sauvages sur les pentes sèches des collines au
soleil couchant rien que pour nos 2 paires d’yeux. On débarque tôt sur la plage
de sable blanc avec notre brave kayak et on se rend à pieds dans la vallée d’a
coté ou se trouve le village de Vaipaee. L’ile est plus basse que ses sœurs des
Marquises, la végétation plus sèche, c’est vallonné et plutôt bucolique dans la
pâleur des couleurs matinales.
Arrivés à la 1er épicerie on rencontre Isabelle
la patronne et sa petite sœur Dolina. En quelques minutes de papotage, on se
trouve déjà les bras pleins d’œufs de sternes et de bananes, et à notre grande
surprise on nous propose gentiment une connexion internet. Nous qui pensions
aller exprès à Nuku Hiva pour ca… Ici ils sont loin d’être « paumés »
ou « arriérés » et à les croire, la moitié du village doit être
sur Facebook ! Au lieu d’une escale d’une nuit, on va finalement rester
plusieurs jours.
Ca tombe bien il y a en ce moment des astronomes réputés (a
moins que ce soit des astronautes ? ou astrologues ?), on se fait
donc une soirée observation des étoiles avec Hina, la fille d’Isa ; on
voit Saturne au télescope avec ses anneaux et même son satellite Titan (!?!),
la boite à bijoux, le sac à charbon, on apprend à reconnaitre le Scorpion et le
Lion, ce qu’est l’écliptique etc…
Isa nous emmène en vadrouille à l’arboretum ou on ramasse quantité
de caramboles et des mangues (il n’y a qu’à tendre la main depuis la fenêtre de
la voiture), et dans les autres vallées. On est invité trop de fois à déjeuner ou
à diner chez elle et son mari Nestor, l’occasion de compléter notre
apprentissage de la gastronomie locale. Beignets de chevrette (écrevisse), pai à
la goyave (de l’anglais pie), poulet en sauce, crabe cru (toi toi ?) au
citron vert, pleins de sortes de poisson (cru, cru mais pas pareil, pane, en
beignets), ragout de chèvre, limaces de mer –eh oui on a mangé tout ca !
on repart quand même à chaque fois avec des doggy bag parce qu’on n’a pas réussi
à tout finir, croulants encore sous les corossols, les citrons verts et les
pamplemousses (Nestor est allé nous remplir un sac de colis postaux avec 25 énooormes
pamplemousses, ce qui je sais pas si vous vous en rendez bien compte, représente
en volume un bon demi mètre cube…) Et surtout, on rigole et on rigole, on n’arrête
pas de se marrer avec ces Marquisiens à la joie de vivre contagieuse.
PS : y'a "+de photos" dans l'onglet correspondant
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