Les iles et les tropiques, c’est bien, mais nous ne saurions être tout à fait honnêtes sans vous conter nos mésaventures avec les moustiques. Revenons un peu en arrière, nous sommes aux Roques et nous profitons de nos jolis mouillages tranquillou bilou. Notre guide nautique indique un “perfect lagoon anchorage” et une “open vista” de ouf à Carenero : nous y allons donc gaiement, et j’ajouterais même innocemment. Le 1er hic survient a la tombée du jour, au retour d’un PMT (encore des PMT, on sait Emile, mais y’a juste pas de vent ! sois-en certain, on guette l’occase de se targuer d’avoir fait du kite comme des ma-bouls) – bref, il est tard, et on dirait qu’on se fait piquer sur les seuls cm2 de peau non immergés, entre le haut du masque et le sommet du crane. Sérieux, vous avez déjà vu des moustiques piquer à travers le cuir chevelu ?? même les Duke brothers et leur touffe plus que conséquente ne sont pas épargnés. Des nuées de moustiques voraces nous attendent à la sortie de l’eau…
On est juste pris au piège comme des bleus derrière notre mangrove, il n’y a pas un pet d’air, on a 0 moustiquaire sauf une emportée de la maison, rangée au fin fond de la cabine avant sous les 4 kite et le kayak gonflable… sans surprise, on passe donc la nuit à se faire dévorer par ces sales bêtes minuscules. On se momifie avec nos draps - inutile de dire qu’on meurt de chaud la dessous, et puis ca pique au travers de toute façon et de tous cotes ; on se lève, on fait un tour sur le pont, on croise au passage un autre insomniaque, on entend les autres soupirer ou essayer d’éclater les bestioles à la main, on attend avec impatience le jour qui ne se lève décidément pas… on est vraiment tout misérable. On a bien pensé demander l’hospitalité a 1 des 2 gros yachts voisins sur-climatisés qui doivent certainement avoir une paire de boys à bord pour chasser les mouches en sus, mais bon. Ca c’est fait, nous avons pris connaissance de notre ennemi Numéro 1. Bilan, 69 piqures dans le dos du Capitaine, 30+22 sur les jambes de la seconde…
Le lendemain, la mine défaite, on déguerpit illico presto vers un mouillage sans mangrove (on est vacciné). L’heure fatidique de la fin de journée arrive, nous sommes à terre... Aie ca pique, oh non « c’est trop heurrible ! » (copyright Xavier Bray). On saute dans l’annexe, quelques moustiques nous suivent, quarantaine obligatoire avant d’aborder Jotys ! On s’inspecte, on se claque, ca a l’air d’aller.
Mais non ! Le cauchemar recommence, on fait sonner la cloche, branle-bas de combat. Pef et Lili installent la moustiquaire sur le pont à l’avant (endroit stratégique car le + venté) avec force pinces à linge et 2 petits matelas ; le reste de l’équipage sort les bidons de 5L d’eau de dessous les couchettes et les dispose au coin des lits pour échafauder des genres de cabanes. Ca fait pas une heure qu’on est couché, un grain (une averse) se pointe ; le plan moustiquaire tombe à l’eau, direction la cabine. Les mousses avec leurs bidons trop petits n’en mènent pas plus large… mais les moustiques se montrent cléments et nous accordent du répit cette nuit-là.
On n’en entend plus le bzzz-qui-rend-fou dans nos oreilles… jusqu'à Bonaire. 1ere nuit affreuse (même topo : pas d’air, on crève de chaud, on est tout boursouflé le lendemain). La mission moustiquaire s’impose, on en achète 8m linéaires qu’on découpe aux dimensions des hublots et de la porte des cabines ; on va les avoir ces sales bêtes ! On installe tout ca avec du scotch gris.
Travail de pro ! À peine la porte-moustiquaire passée, le panneau entier se décroche. Shlouk ! Il tombe d’un coup d’un seul. On apprend humblement la leçon : scotchage sommaire inefficace = nuit pourrie. L’achat de scratch pour maintenir le haut de la moustiquaire en place finit par nous rendre notre sommeil… ‘ il ne peut plus rien nous arriver, d’affreux, maintenant !’.



pauvrezamis! je pense très fort à vous! dire que vouzavez trop chaud et que chez nous il neige! heureusement qu'il y a chauffage -)bon courage avec les vilaines bestioles!!!
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